Gatsby

Au début des années 1920, dans une débauche de luxe, d’alcool et d’argent, un mystérieux personnage s’installe à Long Island dans un domaine incroyable d’extravagance. Qui est ce charmant et légendaire Gatsby, incarnation du pouvoir et de la réussite, dont les fêtes attirent toute la société locale ? Les rumeurs les plus folles circulent. Un espion ? Un gentleman anglais ? Un héros de guerre ? Un mythomane ? 
Une vérité plus profonde se cache derrière l’orgueil et la magnificence de Gatsby, celle d’un ancien adolescent pauvre et d’un amant trahi qui ressemble beaucoup à Fitzgerald lui-même. 
Le vingtième siècle ne fait que commencer mais la fête semble déjà finie…

  • Informations : 

Auteur : Francis Scott Fitzgerald
Editeur : Pocket
Prix : 2,90€
Nombre de pages : 222 pages
Note : 8,5/10

  • Mon avis

Tout le monde parle du film sorti il y a peu… Et bien moi, cela me donne toujours envie de lire le livre qui a inspirer le film. C’est pourquoi, je me suis lancé dans le lecture de Gatsby (en plus, comme il était court, ça m’a fait une petite pause dans mes lectures).

On retrouve l’histoire de Gatsby à travers les yeux du narrateur, son voisin. Nick est un homme qui est plein de tact, c’est d’ailleurs grâce à cela qu’on lui confie de nombreux secrets. Arrivera-t-il à percer le secret du mystérieux Gatsby?

Dès le début de l’histoire, on est projeté dans les années folles, les fêtes et la volonté d’oublier les horreurs de la grande guerre. Les fêtes de Gatsby sont magnifique. On n’y est pas invité, mais on s’y invite. C’est là que l’on s’aperçois de toute la grandeur et de toute la décadence des gens de l’époque. Ils ont vécus le pire, et n’ont plus peur de rien.

J’ai trouvé que sous la fête on sent déjà la fatalité qui englobe ce roman. On sent que malgré toute la bonne volonté affichée des protagonistes, quelque chose ne va pas vraiment tourner rond. J’ai trouvé une certaine noirceur à ce roman, malgré la magnificence affichée. Et lorsque j’ai posé ce livre à la fin de ma lecture, j’ai eu un arrière goût en bouche, comme si je savais que cette histoire aurait pu finir d’une autre manière. (C’est d’ailleurs ce qui m’a interpellé dans ce roman : qu’il me fasse m’interroger bien après avoir posé le roman).

Gatsby est un mystère pour tout le monde. Tout le monde suppose, mais personne ne sait qui il est. c’est ce qui fait le charme de l’homme et de ses fêtes. Peu à peu, on en apprend plus sur lui et sur ses motivations… Et là, j’ai eu un problème, parce que je ne sais pas si à force d’en apprendre sur son compte, je l’ai trouvé plus humain ou au contraire, si je l’ai trouvé toujours comme étant un fantôme.

Pour conclure, cette lecture a été totalement déroutante et m’a parfois laissé perplexe. La manière qu’a F. Scott Fitzgerald de décrire son époque est simplement criant de vérité. Et je suis certaine que de nombreux Gatsby ont du exister.

  • En bref 
Un classique à lire pour s’immerger dans les années folles aux Etats-Unis.
  • Les avis d’autres bloggeuses

Je vous conseille d’aller lire le très bon article de Netherfield Park sur Gatsby le magnifique.

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Les quatre filles du docteur March

Une année, avec ses joies et ses peines, dans la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre soeurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent (la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste), elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes.
Ce qu’elles font avec leurs caractères bien différents : Meg, la romantique qui va prouver les émois d’un premier amour; Jo qui ne se départit jamais d’un humour à tout épreuve; la généreuse Beth; la blonde Amy, enfin, qui se laisser aller parfois à une certaine vanité.

  • Informations : 

coup-de-coeurAuteur : Louisa May Alcott
Editeur : Folio Junior
Nombre de pages : 380 pages
Note : 10/10

  • Mon avis

Je crois que l’on ne présente plus les quatre filles du docteur March. Ce livre et ses adaptations cinématographiques sont incontournable de l’imaginaire collectif (enfin, du mien). J’ai toujours beaucoup apprécier les films et je dois dire que je me suis lancée dans la lecture de ce livre avec quelques à-priori dûs au film.

Pour ceux qui ont vu les films (comme moi), ils risquent de rester sur leur faim. En effet, le livre se termine sur le retour du docteur à la maison.

En ce qui concerne l’histoire, on suit les quatre filles March, on observe chaque de leur joies, de leurs peines, de leurs forces et de leurs faiblesse. Ce roman est une vraie leçon de vie doublée d’une leçon de morale intense. Pourtant, on ne sent pas le poids de la morale. On sent à la lecture de certaines pages de ce livre que nous aussi, comme les petites filles March, nous pouvons nous améliorer dans notre quotidien grâce aux conseilles de leur mère, notamment.
C’est aussi un livre très émouvant sous certains aspects. Je dois bien dire l’histoire des petites March m’a vraiment touchée et plus d’une fois, j’ai eu la larme à l’œil (bon étant dans un espace publique lors de la lecture de ce roman, je ne pouvais décemment pas me mettre à pleurer de toutes les larmes de mon corps, mais ça n’était vraiment pas loin!).
J’ai beaucoup apprécier les relations entre les personnages qui sont vraiment très fortes. Sous la plume de Louisa May Alcott, on sent les vraies amitiés et les amours sincères.

Autant commencer par les personnages que je n’aime pas… Je déteste Amy March. Ce n’est vraiment qu’une petite peste qui ne pense qu’à elle! Avec ces boucles blondes, elle me faisait penser un peu à Nelly Olsen de la Petite Maison dans la Prairie. Chaque fois qu’elle apparaissait dans le roman, c’était pour faire des crasses à ses sœurs ou pour étaler sa vanité.
Au contraire, j’ai vraiment beaucoup aimer Meg et son côté romantique, car je la comprends. Et Jo également. C’est un personnage féminin assez haut en couleur. Elle n’a pas du tout la langue dans sa poche et surtout, c’est un vrai garçon manqué. Parfois, elle oublie certaines de ses obligations envers sa famille, pourtant, elle essaye chaque jour de se rendre meilleur.
Pour finir, la dernière des filles March est celle que j’ai préféré. Beth est une petite fille timide et renfermée. Tout le monde l’oublie dans sa famille. Pourtant, lorsqu’elle n’est pas là, tout le monde comprend à quel point elle est importante dans la vie de la famille, et surtout à quel point ils ont besoin d’elle et de son soutien.

  • En bref 
Un beau roman émouvant sur une vraie leçon de vie!

La petite Fadette

  • Informations : 

Auteur : Georges Sand
Editeur : Le Livre de Poche
Format : Papier
Prix : 3,50€
Nombre de pages : 280 pages
Note : 7/10

  • Quatrième de couverture
Dans le pays, on l’appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d’un farfadet et les pouvoir d’une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l’un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d’elle. Mais l’amour d’une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l’autre « besson ».
  • Mon avis

– L’histoire

A mon sens, l’histoire est plutôt basique. Deux jumeaux naissent dans une ferme. une sage sage-femme conseille aux parents de les éloignés pour ne pas qu’ils dépendent l’un de l’autres et qu’ils ne soient trop attachés. Pourtant, les parents ne suivent absolument pas ce conseil (malheureusement). Les jumeaux, Landry et Sylvinet, grandissent en ne faisant qu’un. Jusqu’au jour où il a bien fallu les séparés… Et c’est là qu’on se rend compte que le destin est parfois cruel (tout comme la jalousie et la culpabilité).

Le vrai point fort de cette histoire est vraiment l’évolution des personnages et de leurs comportements les uns envers les autres. Georges Sand décrit vraiment avec beaucoup de justesse tout cela.

– Les personnages

Landry et Sylvinet, les deux jumeaux, semblent dans la première partie du livre totalement indissociable. Pourtant, au fur et à mesure de ma lecture, je me suis aperçue qu’ils étaient vraiment différents. Dans leur manière de se comporter avec les autres et entre eux, cela est vraiment très flagrant. Comme on l’avait dit à leurs parents, il y en a un beaucoup plus fort que l’autre (physiquement et mentalement). Je dois bien avouer avoir une très nette préférence pour Landry. Il est pour moi le plus méritant des deux « besssons ».

La petite Fadette, c’est le vilain petit canard. Dans cette histoire, la transformation de la jeune fille nous apprend que l’habit ne fait pas le moine et qu’il ne faut absolument pas se fier aux apparences. Sous ses airs de sorcière déguenillé, la petite Fadette n’en est pas moins un être humain sensible et intelligent. C’est cette vivacité d’esprit qui m’a beaucoup plus chez elle. Elle a le don de toujours tout comprendre et de trouver les mots pour toutes les situations… C’est un personnage vrai auquel je me suis vraiment beaucoup attachée. Son frère aussi, le jeune Sauteriot, est de la même veine. C’est lorsque l’on commence à gratter la carapace et à essayer de voir ce qu’il se passe en dessous que la véritable identité des gens apparaît.

  • Conclusion

– Les points forts

Une histoire touchante, émouvante

Des personnages attachants dans leurs malheurs

– Les points faibles

Un vocabulaire un peu difficile à comprendre parfois.

  • En bref 
 Un classique à découvrir, à lire et surtout à relire!