[Série] Ripper Street – Saison 1

Aujourd’hui, c’est série! Et pas n’importe laquelle, je vais vous parler d’un petit bijou de la BBC (bien que la BBC ne fasse que de belle chose, j’ai particulièrement aimé celle-là  ♥ ). Il s’agit même d’un coup de coeur!

Le pitch

Nous suivons les enquêtes d’Edmund Reid, en avril 1889, six mois après la fin des activités de Jack l’Eventreur dans le quartier de WhiteChapel. Lorsque de nouvelles femmes sont assassinées, l’ombre de Jack l’Eventreur devient de plus en plus présente. Reid, accompagné de son fidèle lieutenant Benett Drake et d’un chirurgien américain, Homer Jackson, est bien décider à tirer tout cela au clair.

La fiche technique

Nombres d’épisodes : 10 épisodes
Chaine d’origine : BBC One
Période : 1889, ère victorienne
Acteurs principaux : Matthew MacFadyen, Adam Rothenberg, Jerome Flynn

ripper street

Pourquoi regarder?

  • Matthew MacFadyen

Ce nom ne vous dis rien. Et bien, il est temps d’y remédier! Il était le merveilleux Mr Darcy dans l’adaptation d’Orgueil et Préjugés, mais également le Stépane, le frère d’Anna Karénine, dans le film du même nom. (Les deux adaptations étant avec Keira Knightley en actrice principale). Autant vous dire que simplement avec cette tête d’affiche, j’ai plongé dans cette série. C’est un très bon acteur.

reid

(N’est-il pas séduisant avec son petit air « Je vais vous mettre en prison »?)

  • (et aussi Adam Rothenberg)

Là, je pense qu’une photo vaut mieux que milles mots!

homer jackson

(Et dois-je vraiment préciser que le jeu d’acteur est vraiment bien!)

  • Des enquêtes de qualité

Au cours de cette saison (bien courte, avec seulement 10 épisodes), les enquêtes sont menées de main de maître par le trio que forme Reid, Benett et Jackson. J’ai beaucoup apprécier la découverte de ce monde d’enquête où la morale et la loi n’est pas tout à fait la même que la notre. (et oui, les aveux sont plus facile à obtenir avec quelques coups de points bien placés!).

  • Les bas-fonds de Londres

Whitechappel au XIXe, c’est juste le pire endroit pour vivre à Londres. Nous sommes bien loin des belles crinolines et des Lords. Ici, Jack l’Eventreur a sévit pendant plusieurs mois, laissant une population en proie à la peur et une police dépassée par les événements. L’environnement de cette série est extrêmement bien travailler. L’esthétique de WhiteChapel est bien là. Les enquêtes de Reid et de ses acolytes ne nous épargnent rien de ses bas-fonds, que se soit les maisons closes ou les épidémies frappant la population.

  • Réalisme

Tout cela m’amène au réalisme de cette série. Esthétiquement, elle est magnifique. Les décors, parfois en images de synthèse, ne font pas carton-pâte comme dans certaines autres séries. Au niveau des relations entre les personnages, j’ai trouvé cela vraiment très vrai. Ils ne sont ni tout blanc, ni tout noir. Ils ont tous leur part d’ombre, de mystère, avec une moralité parfois douteuse (pour nous, mais totalement normale pour l’époque).

  • La tendresse

Malgré tout, la tendresse est très présente dans cette série. Sous une forme parfois différentes de ce que l’on peu connaitre. J’ai trouvé que de nombreux passages étaient très émouvants lorsque deux personnages se retrouvaient ensemble, car, la plupart du temps, on comprend enfin ce qui les lient.

  • Une fin de saison magnifique

Toutes les intrigues entamées au cours de la saison sont closes (ce qui est assez rare pour une série de nos jours pour être souligné). Certes, il n’y a pas de cliffanger dans cette fin de saison, mais, c’est ce que j’ai particulièrement apprécier! Il manque peut-être un peu de panache à ce dernier épisode pour être vraiment génialissime, mais il tient toute ses promesses d’une fin de saison réussie.

Ripper Street

Trouble plaisirs – Les fantômes de Maiden Lane, T2

Lady Hero Batten est fiancé au très sérieux marquis de Mandeville. Quand son futur époux lui présente son frère Griffin, elle frémit : elle vient de surprendre ce dernier en train de trousser une femme mariée dans un boudoir! Loin de faire profil bas, Griffin la nargue et lui tient des propos scandaleux. d’abord outrée, Héro est intriguée, puis fascinée par ce drôle de débauché, idéaliste à ses heures. Au fil des jours, naît une passion que ni l’un ni l’autre ne peuvent réprimer. Jusqu’au jour où Hero apprend la raison du vieux contentieux qui existe entre les deux frères : des années plus tôt, Griffin aurait séduit la femme du marquis.

  • Informations : 

Auteur : Elizabeth hoyt
Editeur : J’ai lu (collection Pour elle)
Prix : 6,60€
Nombre de pages : 320 pages
Romance : Romance victorienne
Note : 8,5/10

  • Mon avis


Ce second tome des Maiden Lane, m’a un peu déçu. En effet, je trouve qu’il était vraiment difficile de passer après mon coup de coeur sur le tome 1 (Troubles intentions). Mais, je l’ai quand même beaucoup apprécier.

On change totalement de milieu et on délaisse les bas fond de Londres et le quartier Saint-Gilles pour les quartiers riches. Nous retrouvons la jeune Lady Hero (j’adore son prénom!) que nous avions déjà découverte dans le tome 1. La jeune femme a un sens de l’honneur et des responsabilités assez fort qui l’oblige à se marier avec le meilleur parti possible. Bien évidemment, la jeune femme rêve tout de même d’un mariage d’amour, mais à son âge, elle sens qu’elle ne peut pas se le permettre. Mais… C’est jusqu’à ce qu’elle rencontre Griffin Reading alors qu’il copule joyeusement avec une femme mariée. Et là, sérieusement, la joute verbale entre les deux jeunes gens est truculente! Ils se détestent complètement, mais ne peuvent s’empêcher d’être étonné par la répartie de l’un comme de l’autre : la blanche colombe lady Hero ne laisse pas aussi facilement avoir que ce que Griffin le libertin pensait.

Griffin et Hero sont vraiment deux personnages attachants, avec leur force et leur faiblesse. J’ai beaucoup apprécier les problèmes moraux que posait leur relation. (oui, comment être amoureux l’un de l’autre, alors que Hero doit épouser le frère de Griffin?). Les personnages secondaires sont un peu fade à mon goûts, par contre. Seule la cousine Bathilda (la vieille fille du coin) relève un peu le niveau.

La toile de fond de ce roman est le trafic de gin qui sévissait à l’époque dans Londres. Je ne connaissais pas du tout cet aspect de la vie londonienne sous l’époque victorienne. J’ai découvert avec plaisir les joies de la contrebande de gin et la guerre menée par les producteurs pour faire vivre leurs distilleries (ce qui n’est pas sans rappeller l’époque de la prohibition aux Etats-Unis). Cette toile de fond prend tout de même une part importante dans l’histoire pour nos héros, ainsi que les personnes qui les entourent.

J’ai retrouvé avec plaisir Silence, la soeur de Tempérance Dews, qui à présent est la nouvelle directrice de l’orphelinat. Ce personnage n’a pas vraiment besoin d’être présent dans ce roman, même si j’ai beaucoup apprécier la retrouver. Elle fera d’ailleurs l’objet du prochain tome de cette saga! (et comme c’est l’un de mes personnages préféré de Maiden Lane avec son frère et sa soeur, je vais la retrouver avec joie!)

  • En bref 
 Une seconde aventure des fantômes de Maiden Lane, un peu moins bien que le premier, mais quand même assez délectable!

L’étrangleur de Carter Street

Suffragette avant l’heure, l’indomptable Charlotte Ellison contrarie les manières et codes victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o’clock.
Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s’étalent les faits divers les plus sordides.
Aussi bien le Londres des années 1880 n’a-t-il rien à envier à notre fin de siècle : le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie.
Dans cette nouvelle série  » victorienne « , la téméraire Charlotte n’hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard.

  • Informations : 

Auteur : Anne Perry
Editeur : 10/18
Nombre de pages : 380 pages
Note : 10/10

  • Mon avis


Une grande claque! Voilà ce que j’ai reçu en lisant ce livre. Je dirais que ce livre n’est pas à proprement parlé une enquête policière, mais, il s’agit plutôt d’une enquête des mœurs de la société victorienne. J’ai vraiment été bluffé par le réalisme du roman, j’avais vraiment l’impression d’avoir été immergé dans la famille Ellisson. Je les suivais, eux et leurs aventures, comme une petite souris, essayant du mieux que je pouvais de trouver et de comprendre leur manière de penser et leur manière de faire. Anne Perry décrit avec beaucoup de finesse la société victorienne dans laquelle la famille Ellisson évolue.

Au niveau de l’enquête policière, elle ne sert que de toile de fond pour découvrir cette famille et plus particulièrement pour découvrir Charlotte Ellisson, qui est un peu le mouton noir de la famille. C’est un personnage que j’ai vraiment beaucoup apprécié car elle est en complet décalage avec son époque. En effet, la pauvre dit toujours tout ce qu’elle pense (et accessoirement tout ce qui lui passe par la tête, mais toujours avec beaucoup de spontanéité et de vérité), alors que l’époque demande aux jeunes femmes de son rang de toujours tenir leurs langues et de ne pas parler de certains sujets en présence des hommes. Bien évidemment, notre chère Charlotte essaye par tous les moyens de parler de ces sujets ou tout du moins de trouver des information sur les choses qu’on lui cache (notamment sur les rumeurs et autres scandales qui agitent les nobles de l’époque).

Les premiers assassinat dans Cater Street permettent à Charlotte de faire la rencontre d’un homme, l’inspecteur Pitt, qu’elle déteste dès le premier coup d’oeil. Ce grand échalas  mal fagoté qui lui pose des centaines de questions sans vraiment tenir compte de leur rang social lui déplaît au plus au point. Dans ce roman, j’ai vraiment adoré voir l’évolution de la manière de penser de Charlotte à la suite de ses discussions avec l’inspecteur Pitt (qui l’encourage grandement à lui donner son avis) mais aussi l’évolution de ses relation avec Dominic, son beau-frère.

La fin du livre est assez surprenante, bien que j’avais une petite idée sur le coupables dès les cent premières pages. Pourtant, les événements finaux sont des rebondissements auxquels je ne m’attendais vraiment pas. (et je dois bien avouer que j’ai faillis verser ma larmichette…)

Certes, le roman peut paraître un peu longuet pour certains, lors des grandes conversations familiales. Personnellement, je l’ai dévoré du début à la fin avec une envie croissante de lire toujours plus vite. D’ailleurs, je sens que le prochain tome ne va pas mettre très longtemps à rejoindre ma PAL et à être lu (oui, je veux voir comment l’inspecteur Pitt et Charlotte vont faire après les dernières déclarations qu’ils ont dans le roman.

  • En bref 
 Un livre excellent pour découvrir la vie sous l’époque victorienne avec des petits meurtres en toile de fond…