Noir et Blanc – KEL, T1

A l’aube de la Cinquième Ere, les Deux Empires sont une fois de plus au bord de la guerre.

Shelun la Cheveux-Noirs a perdu toute sa famille dans un raid ennemi. Née femme dans un monde dominé par les hommes, elle n’hésite pas à transgresser les interdits et à se travestir pour accomplir sa vengeance.

Or, la guerre est loin d’être la glorieuse aventure décrite dans les cantiques. Quant aux ennemis, ils ne sont peut-être pas tous les monstres qu’elle avait imaginés…

  • Informations : 

Auteur : Andréa Schwartz
Editeur : Rebelle Edition
Prix : 19,90€
Nombre de pages : 478 pages
Note : 8,5/10

  • Special Thanks

Je remercie chaleureusement les éditions Rebelle pour m’avoir permis cette belle découverte.

  • Mon avis

J’ai juste adoré l’idée de départ! Une jeune femme, Shelun, qui a vu tout sa famille se faire massacrée par l’armée ennemie, les Kel’yon, décide de se travestir en homme pour rentrer dans l’armée de son empereur, les Kel’bai. Une nouvelle Mulan dans un univers de fantasy! (oui, mes références ne volent pas très haut, mais, j’assume, parce que j’adore!).

Les scènes de combats sont absolument magnifiques! Autant vous dire que j’ai été subjuguée par tous ces combats entre les armées Kel’yon et Kel’bai. Heureusement d’ailleurs, vu que deux bons tiers du romans est composé de bataille. Je me suis revu en train de lire Guerre et Paix de Tolstoï. Andréa Schwartz a l’art, tout comme Tolstoï, de retranscrire de magnifiques stratégies militaire. J’ai senti la sueur, le sang et la peur pendant ma lecture! Un seul petit bémol cependant : qu’il n’y ait pas de carte au début où à la fin du livre pour se repérer, savoir où sont les armées et quels mouvements elles font.

Au cours de ce roman, on croise de nombreux personnages. De très nombreux personnages. Et au départ, il est un peu compliquer de comprendre toutes les relations entre eux, notamment au sein de l’armée. Les officiers, les sous-officiers, etc, sont très nombreux et j’ai parfois eu du mal à me souvenir de certains, mais les plus importants, on les voit, donc tout va bien!

Ce que j’ai adoré également dans ce roman, c’est le message qu’il fait passer! Surtout grâce à Shelun qui change complètement sa vision des choses grâce à ses rencontres (et grâce à son amant!). La guerre amène la haine, mais pas que! Cette évolution de tous les personnages est vraiment très intéressantes. Certains changent dans un sens plus tolérants, d’autres non.

La relation entre Shelun et son amant est vraiment géniale! Même si les moments qu’ils passent ensemble sont vraiment trop courts. On sent vraiment de la sincérité entre les deux personnages! J’ai hâte de les retrouver dans le prochain tome!

La fin de ce roman… Mais, quelle fin! Le suspense va me tuer! Pendant les 10 dernières pages, tout va vraiment mal… Et on arrive sur une note d’espoir quand la fin du livre arrive! Et autant dire que j’ai vraiment très envie de savoir ce qu’il va se passer pour Shelun, Aydred et Herdred!

  • En bref 
Un univers de guerre à découvrir pour la beauté des combats et la beauté de la relation entre Shelun et son amant! 
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La huitième fille

  • Informations : 

Auteur : Terry Pratchett
Editeur : Pocket
Format : Papier
Prix : /
Nombre de pages :
Particularités : Troisième tome des Annales du Disque-Monde
Note : 8,5/10

  • Quatrième de couverture
Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise la transmission de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde (vous y êtes ? Nous y sommes). La succession s’y effectue de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi opère le mage. Puis il meurt. Or, il apparaît que le huitième fils est cette fois… une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n’a vu pareille incongruité. Trop tard, la transmission s’est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps… Après  » La huitième couleur  » et  » Le huitième sortilège « , voici la troisième  » Huitième « . Ne craignez pas la réplétion :comme tant d’autres avant vous,  » vous en redemanderez « , selon l’incontournable adage de Jérôme Bosch.
  • Mon avis

Alors, c’est du Pratchett. Au bout des deux premières pages, on sait si on aime ou on déteste… Et moi, j’adore! L’univers qu’à créer Pratchett, celui du Disque-Monde est un univers complètement loufoque où se côtoie des gens qui ne devraient pas se côtoyer et où l’humour est juste décapant!

Alors, ce tome est le premier du cycle des Sorcières. On y retrouve Mémé Ciredutemps qui est une sorcière assez coquasse habitant à Trou D’Ucques! (XD). La brave femme est d’ailleurs bien embêter, parce qu’un mage a refilé ces pouvoir de mage à une fille, la jeune Eskarina. or, aucune fille ne peut être mage, d’après l’Université de l’Invisible.

De là, part l’aventure des deux femmes qui vont prouver à tout ces vauriens de mages de quel brin elles se chauffent. Autant dire que Mémé Ciredutemp et Esk ont de l’énergie et de l’humour à revendre! Et c’est pour ça que je les adoooorent! Franchement, c’est deux femmes sont vraiment excellentes! ^^

Bon, c’est du Pratchett, donc, évidemment, toutes les deux pages, j’éclatais de rire! (Heureusement que j’étais toute seule chez moi, sinon, je pense que c’était l’internement direct!). il a un humour corrosif et n’hésite pas à se moquer ouvertement des héros de fantasy habituels, ce qui est absolument délicieux. Mais, hormis ce fait, dans ce livre, j’ai particulièrement aimé la réfléxion sur l’égalité des sexes. Dans le Disque-Monde où seuls les hommes peuvent être mages et seuls les femmes peuvent être sorcière, la pauvre petite Esk ne sait plus où donner de la tête ni quel est sa place. Et elle se bat pour faire reconnaitre ces dons de mages aussi bien que ceux de sorcière! Et là, je tire mon chapeau (de sorcière) à Terry Pratchett pour avoir instaurer une égalité des sexes au sein du Disque-monde (ou tout du moins chez les mages).

  • En bref

Un grand moment de rire avec un fond de vérité à méditer sur le monde dans lequel nous vivons.